Depuis quelques mois, Banksy et Robbo, deux street artists de renom se livrent une bataille sur leurs terrains de jeu respectifs, à savoir le street art pour l’un et le graffiti l’autre. Tout a commencé lorsque Banksy a décidé de s’attaquer à une pièce vielle de 25 ans de l’artiste Robbo pour la recouvrir de manière figurative de papier peint. Robbo en a évidemment pris offense et n’a tardé à réagir sur certaines oeuvres, depuis longtemps installées, de Banksy. Le tout monté en épingle par les médias, cette altercation par oeuvres interposées est maintenant suivie de prés par tout le milieu du street art.
Au delà de la polémique, la démarche de Banksy pose la question de la vie d’une oeuvre d’art urbain, éphémère par définition, qui resterait “inactive” pendant un long moment. D’un autre côté, son opération, considérée comme une transgression ultime de la hiérarchie figée des graffiti artists de la première heure, met en lumière les différences apparues il y a quelques années entre la flexibilité des mediums du street art et la rigidité de la pratique du graffiti.
Et si l’on peut regretter la disparition d’une pièce historique de la culture graffiti, Banksy nous rappelle d’une certaine manière les origines premières de ce mouvement fondées sur la rebellion, l’envie d’expression et de changement.













